Ces peintures ne montrent pas la ville, elles la traversent. Elles marchent à hauteur d’homme. Il s’agit d’une errance fertile qui rend l’urbain à son étrangeté, à sa densité poétique.

Les aplats de couleur, les lignes tremblées interpellent les surfaces muettes du quotidien. Loin du bruit et des évidences, ces œuvres sculptent un déplacement.

C’est un trajet où ce n’est pas le lieu qui compte, mais le pied, l’œil, le pinceau et le cadre. L’individu ne s’y affirme pas, il résonne. Il laisse place à une attention nue sur le réel.

Ces peintures cherchent un frémissement, elles proposent un détour.